Le GIM, le Groupement suisse de l'Industrie des Machines, est actif sur de nombreux fronts. Entre santé et sécurité au travail, et promotion des métiers, l'un des sujets majeurs de ces prochains mois sera la mise en œuvre de la réforme des métiers FUTUREMEM.
Le projet FUTUREMEM comprend la réforme des huit formations professionnelles initiales techniques de la branche MEM en Suisse.
(Source : industrieblick - stock.adobe.com)
Le GIM est un organisme vaudois, certes, mais à vocation fédératrice. De ce fait, on retrouve dans son comité des représentants de chacun des cantons romands, hormis Genève qui manque encore à l'appel. « Nous essayons de créer une plateforme cantonale mais où dans laquelle chacun des cantons peut exposer ses idées », explique Samuel Vuadens, président du GIM.
Samuel Vuadens
Portrait
Samuel Vuadens a créé la société Mecatis, une société d'intégration industrielle, à Isérables en 2007. En 2016, lors de la présentation du projet de micromachine de la He-Arc à Saint-Imier, il est le seul à lever la main pour prendre la licence, et devient ainsi le premier industriel à se lancer sur le chemin de la micromachine. Commence ainsi l'aventure Micro5.
Après avoir longtemps cherché des partenaires techniques et financiers en Suisse pour faire grandir le projet, après avoir fabriqué 40 micromachines seul, il finit en 2020 par accepter l'offre de rachat du Groupe Chiron. Mecatis devient ainsi Chiron Suisse, et Samuel Vuadens reste à sa tête comme CEO pour un contrat de cinq ans.
Depuis le rachat, l'équipe d'Isérables a triplé, passant de 10 à 30 personnes. Les collaborateurs suisses s'occupent de la représentation de tous les produits du Groupe Chiron en Suisse en termes de ventes, applications et services. La production quant à elle, a déménagé en Allemagne : « Je souhaitais initialement garder la production en Suisse, mais il aurait fallu embaucher 60 à 70 personnes, et nous ne les trouvions tout simplement pas. Entre la problématique de main d'œuvre et le surcoût évident d'une production Suisse, je n'ai pas eu d'autre choix que de laisser la production se délocaliser en Allemagne », explique Samuel Vuadens.
Son contrat en tant que CEO a pris fin au 31 juillet 2025. Il aurait pu rester, mais il a décidé de partir : « En janvier 2025, CTO du Groupe Chiron, Dr. Claus Eppler, m'a proposé de rester. J'ai hésité, mais finalement, en analysant mon parcours, j'ai eu la conviction qu'il fallait passer à autre chose. Nous avions mis une équipe en place pour ce moment charnière. Tout était prêt. C'est avec un peu de tristesse bien sûr que je quitte Chiron, mais le temps est venu de fermer ce chapitre de mon côté. » En parallèle des activités associatives, c'est désormais l'excitation du champ des possibles professionnels : « Je commence un EMBA à l'IMD de Lausanne, et je suis à la recherche de la nouvelle opportunité professionnelle qui me transportera. Direction d'usine, projet novateur, je ne ferme aucune porte, je suis ouvert et motivé. J'ai hâte de commencer une nouvelle aventure, où que ce soit en Romandie. »
Solution de branche pour la santé et la sécurité au travail
Il y a cependant un sujet sur lequel l'action du GIM dépasse officiellement les frontières du canton, celle de la solution de branche en termes de santé et sécurité au travail, cocréée par Swissmechanic et le GIM. Dans ce cadre, Swissmechanic s'occupe de la Suisse alémanique et le GIM de la Suisse romande.
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Certaines entreprises, en majorité des grandes, ont leur propre solution en interne, mais ce n'est souvent par le cas des PME. Ainsi, ce sont environ 700 entreprises suisses qui sont affiliées à la solution de branche proposée par le GIM et Swissmechanic. Ce chiffre est en constante augmentation, car la SUVA veille à l'application de la norme légale concernant les points de santé et de sécurité au travail, et qui oblige à avoir une solution soit en interne, soit via une entité externe référencée.
Réforme des métiers
FUTUREMEM, consortium de Swissmem et Swissmechanic, est l'association responsable de mener à bien la réforme de métiers, prévue pour 2026. Dans le cadre de la réforme, l'un des points majeurs de discussion ces derniers mois concernait l'examen de connaissances professionnelles. Jusqu'à présent, cet examen écrit consistait en un questionnaire à choix multiples. L'idée originelle de FUTUREMEM était de recentrer l'examen sur les compétences plutôt que les connaissances, d'où la proposition d'un examen oral de 8h, et la disparition de l'examen écrit.
En 2025, le GIM a fait remonter les doléances de ses membres afin d'éviter la suppression de l'examen des connaissances professionnelles. De leur point de vue, la solution proposée par FUTUREMEM ne permettait pas de s'assurer de l'uniformité du niveau des étudiants sur toute la Suisse. D'autant plus avec l'avènement de l'IA, il est fondamental de s'assurer que le savoir des étudiants est solide. Ce savoir fournit la base nécessaire pour comprendre, réfléchir, et développer un esprit critique. Il était donc nécessaire de continuer à tester les connaissances.
Par ailleurs, la mise en place d'un examen oral de cette envergure posait des problèmes organisationnels aux cantons.
Un compromis a donc été trouvé : un test de compétences oral de 3 à 4 h, et un test de connaissances écrit sans QCM, demandant ainsi une vraie réflexion. Compétences et connaissances peuvent ainsi être testées et les bases de savoir examinées de manière objective sur toute la Suisse.
En janvier 2025, Samuel Vuadens a pris la présidence de la Commission de la formation de Swissmechanic, qui traite entre autres des thématiques liées aux apprentis et aux apprentissages. Pour cette commission, les trois grands axes d'évaluation des apprentis sont le savoir technique, le savoir-faire et le savoir être. Cette commission, en collaboration avec des entités Swissmem et FUTUREMEM, travaille à la mise en application de ces points.
Du côté du GIM, un grand travail de terrain va désormais être mené auprès des écoles, des entreprises, et des organismes de cours inter-entreprises. « Dans ce cadre, le GIM a un rôle important à jouer pour informer nos membres des nouveautés liées à la réforme », explique Emilio Lado, secrétaire général du GIM.
Les entités les plus impactées sont les écoles pour lesquelles du nouveau personnel va devoir être engagé, et une nouvelle philosophie d'apprentissage doit être mise en place. Les cours inter-entreprises seront désormais basés sur des modules. Au niveau des entreprises, des outils digitaux pédagogiques et de suivi des apprentis, intégrés au quotidien, sont développés.
Promotion des métiers
Swissmem et Swissmechanic ont également uni leurs forces en ce qui concerne la promotion des métiers, en créant une association commune qui s'appelle « Fascination technique ».
« Tant au niveau de la réforme des métiers qu'au niveau de la promotion des métiers, et de bien d'autres choses encore, le travail commun entre les deux grosses organisations faîtières que sont Swissmem et Swissmechanic est important. D'ailleurs, de nombreuses entreprises sont membres des deux organisations », explique Emilio Lado.
Situation au30.10.2020
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L'événement majeur de « Fascination technique » est le Salon des métiers. Tout une identité à été créée autour de la promotion des métiers, et les marqueurs de cette identité sont réutilisables par les organismes cantonaux, comme le GIM pour le canton de Vaud, pour la promotion des événements organisés au niveau cantonal. « La responsabilité de la formation revient aux cantons, et chaque canton a tendance à développer des projets et à débloquer des fonds de manière séparée. Travailler sur une base commune renforcera le message général et sera bénéfique pour tous les cantons », argumente Samuel Vuadens en sa qualité de président du GIM.
Optimisation des ressources, optimisation des coûts, et renforcement de la communication au niveau national : « Fascination technique » devient l'identité forte liée à la promotion des métiers sur la Suisse entière, et évite à chaque organisme cantonal de réinventer la roue à chaque fois. Le salon « Start ! » à Fribourg a par exemple utilisé pour sa communication l'identité visuelle de « Fascination technique ». Ainsi, le Village technique organisé cette année en novembre par le GIM fera de même, et pourra également utiliser l'événement fribourgeois pour renforcer la publicité de cet événement vaudois. MSM