Interview de Michel Godel directeur de la Haas Factory Outlet au sein de l'entreprise Urma AG, à propos des micro-machines

Haas propose notamment une fraiseuse d'établi

| Auteur / Rédacteur: Propos recueillis par Jean-René Gonthier, rédacteur en chef MSM / Jean-René Gonthier

La Desktop Mill proposée par Haas est une fraiseuse de table faisant office de matériel didactique destiné aux futurs polymécanicens.
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La Desktop Mill proposée par Haas est une fraiseuse de table faisant office de matériel didactique destiné aux futurs polymécanicens. (Source : Urma AG)

Michel Godel directeur HFO de l'entreprise Urma AG, soit responsable de la distribution des machines-outils Haas, répond à quelques questions à propos des petites machines-outils de cette marque. Petites par les dimensions sans toutefois faire de concessions au niveau de la précision.

MSM : Dans le programme de vente de Haas se trouve la fraiseuse de bureau Desktop Mill. Malgré le fait qu’elle soit dédiée à la formation didactique, pensez-vous que ce modèle puisse être une concurrence sérieuse face à l’émergence des micro-machines à poser sur un établi ?

Michel Godel : Je ne pense pas que cette machine va avoir une grande place dans nos ateliers de mécanique, bien qu’elle soit idéale pour certains travaux comme des usinages dans les matériaux plastiques ou pour le gravage. Dans les centres de formations, où l’on trouve de nombreuses machines Haas il se peut que nous allions trouver une ou l’autre de ces petites machines de table, mais la formation proprement dite se fera sur un centre standard.

MSM : Serait-il envisageable de mettre sur le marché une machine similaire à la Desktop Mill mais ayant des précisions se rapprochant d’un centre d’usinage classique ? Y aurait-il par exemple des débouchés auprès des horlogers pour ce genre de modèle ?

Michel Godel : Bien sûr, nous avons déjà un produit de ce genre, la CM-1 « Compact Mill » une machine nettement plus stable avec un changeur d’outils, un petit centre idéal pour l’usinage de petites pièces, que l’on trouve souvent dans l’horlogerie.

MSM : Avez-vous l’impression que les micros machines vont à terme prendre le pas sur les centres d’usinage traditionnels ou pensez-vous qu’il s’agit uniquement d’une mode passagère ?

Michel Godel : Je pense surtout que ces machines sont complémentaires et feront partie de notre gamme comme tous les autres modèles. Les micros machines ne pourront jamais remplacer une fraiseuse qui possède un bâti à la fois solide et stable.

MSM : A votre avis les machines Haas rentrant dans la catégorie des Mini Mills pourraient être une concurrence intéressante par rapport aux micro-machines de la taille d’une machine à café ?

Michel Godel : Non, je pense que les micro-machines ont leur légitimité dans des usinages dédiés qui n’ont rien avoir avec des enlèvements de copeaux comme nous le connaissons sur les machines existantes.

MSM : Est-ce que la surface au sol restreinte et l’énergie utilisée sont à votre avis des aspects importants dans la décision d’achat d’une machines-outils ?

Michel Godel : Oui en effet nous notons de plus en plus de demandes pour des machines compactes, le rendement d’un département est souvent mis en relation à la surface utilisée, donc plus vous avez de machines sur votre surface, plus le rendement sera élevé.

MSM : Dans les diverses solutions d’usinage que vous proposez, avez-vous intégré les aspects contrôle dimensionnelle et contrôle d’état de surface et si oui de quelle façon ?

Michel Godel : Nous avons la possibilité de contrôler certaines dimensions directement avec l’aide d’un palpeur ou avec un laser, mais souvent nos clients préfèrent une mesure externe plus précise et sans la contrainte d’un système de serrage qui pourrait fausser la cote.

MSM : Proposez-vous une unité complémentaire assurant le chargement et le déchargement des pièces ainsi que le changement et le contrôle d’état des outils?

Michel Godel : Oui, effectivement la demande devient importante dans ce secteur et nous avons chez HAAS et URMA différentes variantes et possibilités d’automatisation, du plus simple au sur mesure.

MSM : Depuis un certain temps URMA propose aussi des solutions en fabrication additive en plus du fraisage. Quel est le succès de ce type de machines sur le marché romand ?

Michel Godel : Jusqu’à aujourd’hui ces deux secteurs étaient traités complétement séparément, URMA AG pense qu’il est impératif d’avoir une pensée globale des deux techniques de production. Produire une pièce en SLM sans penser à l’opération suivante est simplement inacceptable, car il y a toujours un fraisage, perçage ou autre à faire et ceux-ci ont tous besoin d’avoir un serrage optimal. MSM

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