Interview Grande réussite pour les « Happy Tech Days » chez Willemin Macodel

de Margaux Pontieu 14 min Temps de lecture

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Du 14 au 16 novembre derniers, le fabricant de machines-outils ouvrait ses portes à ses clients. L'occasion pour eux de visiter le site de production et d'échanger en toute convivialité avec les collaborateurs.

Quelques 200 personnes ont été reçues sur trois jours lors des « Happy Tech Days » chez Willemin Macodel.(Source :  Margaux Pontieu)
Quelques 200 personnes ont été reçues sur trois jours lors des « Happy Tech Days » chez Willemin Macodel.
(Source : Margaux Pontieu)

Les équipes du MSM et du SMM ont pu se rendre à cet événement organisé pour la première fois par Willemin-Macodel. Nous avons eu le plaisir d'échanger avec Patrick Haegeli, qui dirige l’entreprise familiale avec son frère Olivier, et Marc Bloch, administrateur vente et marketing, sur l'objectif de cet événement mais aussi et surtout sur l'actualité de l'entreprise et ses ambitions.

Merci de nous accueillir chez vous à Delémont. Tout d'abord, pouvez-vous nous expliquer comment ce projet d'Open House est né ?

P. Haegeli : Nous avions la volonté de faire venir les clients chez nous afin de leur faire découvrir notre cadre de production. Le modèle de ces journées dédiées à nos clients sur site s'est vite imposé. L'objectif était de pouvoir présenter non seulement les produits, les machines, mais aussi les différents métiers de nos collaborateurs. Les clients bénéficient d'un temps dédié, sur une demi-journée ou une journée. Les visiteurs qui se sont déplacés pour nos Happy Tech Days sont principalement suisses. Nous avons cependant quelques clients étrangers venants des États-Unis, de France, d'Allemagne, d'Italie, d'Espagne ou des îles Britanniques.

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Nous n'avions jusqu'à présent pas la surface et les infrastructures nécessaires pour organiser ce genre d'événement chez nous. Désormais, avec l'extension de l'entreprise, nous avons la capacité d'accueillir nos visiteurs dans de très bonnes conditions. Durant ces Happy Tech Days, nos clients ont ainsi l'occasion d'échanger avec des collaborateurs de différents métiers, que ce soit le bureau technique, l'automation, le service après-vente, la gestion de projet. Ils sont tous des interlocuteurs précieux pour nos clients. Cette année, quatre partenaires techniques se sont associés à notre événement et bénéficient d'un espace d'exposition dans notre showroom : il s'agit de Blaser, Louis Bélet, Productec et la Société Générale.

C'est donc la première fois que vous organisez cet événement : avez-vous pour ambition de réitérer ce format ?

P. Haegeli : Nous souhaitons en effet reconduire cet événement de manière récurrente. Bien que nous soyons très attachés aux expositions, auxquelles nous participons dans le monde entier, nous avons besoin de ce type de format en complémentarité. Cibler uniquement nos clients dans l'objectif de montrer des nouveautés, que ce soit au niveau des produits, de l'automation ou du soft, est possible avec ce genre de portes ouvertes.

M. Bloch : Par rapport aux expositions, cet événement nous permet de présenter à nos clients l'entreprise et son organisation. Sur une exposition, les visiteurs ont moins de temps, le rythme est intense. Lors de journées comme celles-ci, nous avons d'avantage de temps pour les échanges et nos experts techniques ainsi que notre service client sont à dispositions pour des discussions ciblées.

Concrètement, comment s'organisent ces trois journées de portes ouvertes ?

P. Haegeli : Nous attendons environ 200 personnes au total, que nous accueillons chaque jour sur des demi-journées, de sorte à avoir un temps privilégié avec chacune d'entre-elles.

M. Bloch : Lors de la visite de notre production, les clients passent par différents stands : SAV, ingénierie, automation, qualité pour avoir un aperçu complet de nos méthodes de travail et leur permettre d’échanger avec des interlocuteurs avec lesquels ils sont moins fréquemment en contact. C’est vraiment pour nous l’occasion de tisser un lien fort avec les clients et de renforcer les relations entre les différents interlocuteurs.

Que souhaitez-vous mettre en avant lors de cet Open House ?

P. Haegeli : Notre cœur de métier, c'est la microtechnique. Nos gammes de machines comme les centres d'usinage, de fraisage, tournage, à la barre avec reprise automatique, sont bien sûr mises en avant. Dans notre Tech Center nous présentons 4 machines sur lesquelles nous nous focalisons durant ces journées.

La 408 MTS, qui a été présentée l'année passée, permet de travailler à la barre avec reprise automatique et une deuxième unité de fraisage en temps masqué. Cette machine permet de faire de l'usinage en simultané. L'objectif est d'avoir un maximum de productivité au mètre carré. On travaille sur des barres jusqu'à un diamètre de 36 mm. Ce centre d’usinage permet des gains de temps allant au-delà de 40 % sur certaines typologies de pièces grâce à ces 2 motobroches de fraisage haute vitesse. Chacune des motobroches est desservies par son propre magasin d’outils.

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La 508MT2 est également mise en avant. Je peux la décrire comme « une bête de course » puisque c'est une machine qui travaille aussi à la barre avec une reprise très flexible, une haute dynamique et haute vitesse. Elle est thermorégulée, avec une technologie à moteur linéaire extrêmement stable, extrêmement robuste. Elle permet de faire des typologies de pièces très variées et des changements de mise en train aussi très rapides. La machine peut travailler seule sans problème, avec un magasin d'outils à grande capacité qui permet de pouvoir gérer des outils frères.

La 508MT2 X1000, c'est une 508MT2 avec une course plus longue qui permet d'ajouter une tourelle de tournage. Là aussi, on va pouvoir travailler en simultané, comme sur la 408MTS. La motobroche de fraisage tout comme la tourelle de tournage peut travailler aussi bien en 1ère opération que sur l’unité de reprise, ce qui offre une grande flexibilité dans l’optimisation des gammes d’usinage. La 508MT2 X1000 permet d’ébaucher efficacement grâce à sa capacité élevée d’enlèvement de copeaux que lui confère sa tourelle de tournage. Pour les usinages des finitions les plus exigeantes, c’est sa motobroche à hautes performances qui les garanties. On peut travailler des barres jusqu'à 65 mm, c’est une machine qui est très robuste, stable, qui a une très grande productivité avec des gains de temps d’usinage allant jusqu’à 40 % pour les cas les plus favorables.

La 701 S, présentée à côté de cette machine, est une micro-machine à cinématique parallèle. C'est une machine extrêmement robuste et compacte. On parle de précision de positionnement de l'ordre du micron, et d'une dynamique extrêmement élevée avec une broche à 80 000 tr/min. Elle fait moins d'1 m2 au sol et avec son robot, moins de 2 m2. Cette machine est développée depuis plus de dix ans, nous avons ainsi identifié le fait qu'il fallait ramener la taille de la machine à la taille des pièces qu'on usine. Nous avons donc supprimé les porte-outils sur cette machine pour des questions de précision et d'encombrement. La 701S ne fait pas la distinction entre une ligne droite et une courbe par exemple, les axes bougent toujours ensemble. En termes de comportement, elle est extrêmement saine, notamment grâce à sa cinématique parfaitement symétrique.

M. Bloch : Nous travaillons beaucoup avec les robots qui sont très présents dans nos machines. Nous nous sommes extrêmement développés autour de l’automation. Aujourd'hui, la robotisation occupe une part importante de nos activités. Les visiteurs ont donc l’opportunité de voir des robots en démonstration et d’échanger durant ces journées avec nos automaticiens et roboticiens.

P. Haegeli : Au-delà des machines d'automation, nous faisons le focus sur le soft. L'interface homme-machine est très importante. Nous devons faire en sorte que les machines soient plus ergonomiques, plus intuitives. Nous présentons notamment une nouvelle solution concernant le référencement automatique des pièces, toujours dans le but de simplifier le travail des utilisateurs.

M. Bloch : Sur nos machines, nous recherchons toujours la flexibilité. Être le plus efficient possible lors du changement de pièce est primordial. Ce système de référencement automatique facilite la vie des régleurs et permet à l'opérateur d'être beaucoup plus efficient sur son changement de mise en train.

Quel rôle joue pour vous la solution de machine orientée vers le client ?

P. Haegeli : Elle est essentielle chez nous puisque quasiment chaque machine qui sort de l'atelier est unique. Bien sûr, on travaille avec des éléments standards, on a une vision industrielle. Mais on veut avoir la capacité de personnaliser les machines aux besoins des clients. Nous savons que chaque client a des exigences spécifiques. Nous devons donc être capable d'adapter nos machines à ces exigences.

Nous pouvons aller assez loin au niveau du conditionnement. On peut faire du lavage, de la mesure. On peut vraiment s'inscrire dans le flux de production. La machine, c'est un élément de la prestation que l'on fournit. Non seulement nous proposons une personnalisation mécanique, mais aussi en automation, en pensant au flux de production. Nous tenons à cet aspect d'intégrateur et d'interlocuteur unique. Nous travaillons avec des partenaires, évidemment, dans l'objectif que lorsque le client vient chez nous, s'il le souhaite, il ne puisse travailler qu'avec nous. Cela nous permet d'avoir une vision globale de la production et de maîtriser tous les éléments.

M. Bloch : Cette approche nous permet de nous adapter au mieux au flux de production du client. Une machine qui travaille avec de nombreux partenaires externes risque d'avoir un flux perturbé, ce qui n'est pas le cas lorsque tout est intégré. Nos clients sont nos partenaires puisqu'en tant qu'intégrateur total, nous travaillons et nous développons avec nos clients.

Autre sujet important : comment le spectre des composants a-t-il évolué au cours des dix dernières années en termes de complexité et d'usinabilité ?

M. Bloch : Il faut savoir que de façon générale, les pièces des clients se sont complexifiées. On a des tolérances toujours un peu plus serrées. Nous avons des demandes concernant des pièces plus complexes, plus précises, multifonctionnelles parfois. Nous avons donc dû nous adapter avec nos machines, et aller dans un premier temps dans nos retranchements. Aujourd'hui, c'est devenu un nouveau standard. Nous évoluons donc avec les pièces des clients. Nos machines se sont complexifiées parce qu'on nous demande certaines opérations que nous n'avions pas sur nos centres d’usinage auparavant.

En dix ans, il y a eu de nombreuses évolutions, quel que soit le secteur. Dans la robotique également on parle de pièces plus complexes que l'on va devoir mesurer pour être le plus efficient possible. Il n'y a donc pas que la complexité de la pièce, il y a aussi toute cette sérénité que le client souhaite avoir avec des pièces qui restent stables. L'objectif de notre travail est donc de proposer des machines les plus stables et les plus répétables possible.

P. Haegeli : La tolérance dimensionnelle des pièces avec une précision toujours plus poussée et une qualité des états de surface très importante est aujourd'hui indispensable. Nous avons aussi vu apparaître des matériaux variés et divers. Certains sont complexes à usiner et nécessitent l'apport parfois d'autres technologies. Nous faisons un grand travail de recherche concernant l'usinage de certains types de matériaux. Nos clients attendent aussi de pouvoir en faire toujours plus sur la machine, pas que du fraisage ou du tournage. Ils désirent que les pièces sortent avec un état de qualité quasiment terminé, notamment sur certaines pièces qui nécessitent encore des opérations de finitions.

Nous remarquons enfin que la taille des lots a diminué. Les séries sont plus petites et les pièces plus complexes. Il faut des temps de changement de mise en train très rapides pour passer d'une série à l'autre, ce qui nécessite une grande flexibilité. Dans nos machines, on peut aussi bien faire de la pièce prototype que de la grande série. Les pièces complexes qui nécessitent plusieurs heures d'usinage ne permettent pas de faire 3 ou 4 essais pour régler la machine. La première pièce doit être la bonne, surtout lorsque vous lancez des productions de deux ou trois pièces. Nous avons beaucoup travaillé sur la stabilité, le comportement thermique des machines pour éliminer les comportements transitoires. Le but, c'est que la première pièce soit bonne, qu'il n'y ait pas de rebuts.

Vous fêtez en 2024 vos 50 ans, quels jalons ont marqué le développement de vos machines ?

P. Haegeli : L'évolution qui a été marquante, c'est bien sûr l'avènement de la commande numérique faisant la transition des machines à cames.

Pour nous, c'est également la première fraiseuse qui travaille à la barre. On a été précurseur dans ce domaine dans les années nonante. On a mis une barre sur une fraiseuse justement pour s'affranchir des problématiques liées au fait qu'on ne puisse pas forcément terminer complètement une pièce et qu'on doive la reprendre sur sa sixième face. La flexibilité qu'offre le travail en barre a été une étape marquante.

Le développement de la 701S a aussi été un élément notoire. Il y a une grande rupture technologique avec cette machine, du fait de sa conception, de ses capacités et de ses performances.

Globalement, je dirais l'évolution des machines au niveau technologique, nous avons désormais atteint un très haut niveau technologique.

Enfin, c'est la capacité à communiquer avec la machine, et l'environnement global qui s'est développé, particulièrement dans le secteur automation-robotisation.

Un autre événement marquant pour nous a été l'internationalisation, puis le développement de nos marchés plus uniquement tournés autour de l'horlogerie mais aussi du medtech et de l’aéronautique, ce qui nous a permis ensuite de nous ouvrir à d’autres secteurs d’activités de pointe.

M. Bloch : Je rajouterai que l'étape de l'automation a été pour nous un grand pas à partir du moment où on a rentré un robot à côté des machines. Cela nous a ouvert de nombreuses portes.

P. Haegeli : En ce qui concerne la vie de l'entreprise, le déménagement à Delémont en 2009 nous a permis de regrouper toutes les activités sur un seul site, et ainsi de travailler dans de bien meilleures conditions en faisant des gains conséquents. Depuis, nous n'avons cessé de faire évoluer l'organisation de l'entreprise, notamment au niveau de l'infrastructure, avec la gestion des données, les systèmes informatiques, et la gestion de la production.

En 2020, l'agrandissement du site nous a permis de nous déployer de manière industrielle, et de façon plus importante et plus efficace, en implémentant aussi toutes les bonnes pratiques du Lean Management. Nous sommes plus de 350 personnes sur le site de Delémont, avec les apprentis. Il y a eu près de 70 collaborateurs en plus, en deux ans. Donc c'est assez conséquent à notre échelle. Nous nous devons donc d'accueillir tout ce monde dans de bonnes conditions.

Notre structure très horizontale en Lean Management a pour objectif que chacun soit spécialiste dans son domaine. Chacun a des bonnes idées, des bonnes propositions, et on tient à ce qu'elles soient partagées à tous.

M. Bloch : Les idées que nos collaborateurs nous remontent sont le résultat d'un process qui responsabilise énormément les gens, ils se sentent beaucoup plus impliqués lorsque leurs initiatives sont prises en compte, c’est extrêmement important pour nous.

Quels sont vos principaux marchés d'exportation ?

P. Haegeli : De façon générale, le marché des biens de luxe est important. Par luxe j'entends horlogerie, joaillerie et maroquinerie. L'horlogerie est notre ADN, nous venons de là, c'est donc un marché incontournable pour nous.

Nous veillons bien sûr à être suffisamment diversifiés. Nous ne voulons pas être trop dépendant d'un marché, que ce soit d'un type de secteur ou au niveau géographique. La Suisse romande reste notre principal marché. Mais nos marchés d'exportation principaux que sont la France, l'Allemagne et les États-Unis, sont des marchés très importants aussi. Ce sont des marchés qui se sont très bien développés ces dernières années et que nous travaillons beaucoup. Nous y sommes présents avec de la vente, du service et de la proximité. Par exemple, on a construit un Tech Center à Indianapolis dans lequel nous avons la capacité de présenter ce que nous faisons ici en termes de démonstration, d'essais pour les clients, de formation. C'est important d'avoir un point d'ancrage sur les marchés où l'on se positionne avec aussi des centres d'application. Nous avons une filiale chinoise et un bureau de vente et service en Inde.

Nous mettons un point d'honneur à avoir une présence commerciale, technique et un support de service sur tous les marchés sur lesquels on travaille. Nous couvrons aujourd'hui avec notre réseau d'agents plus d'une vingtaine de pays. La diversification est vitale, mais attention à ne pas se disperser. Nous allons là où il y a de la demande et une technologie mature pour nos produits.

Pour terminer, quels défis seront à relever dans les prochaines années ?

P. Haegeli : Il y a un défi qui est évident, celui de l'écologie. L'impact global de nos machines, de la conception à l'utilisation, les éléments que l'on utilise, comment on les recycle. Avoir des éléments durables puisque nos machines sont faites pour durer, elles peuvent tenir 25 ans. Ce sont des points de travail et de questionnement pour nous. Nous réfléchissons également bien sûr à la consommation de nos machines, à l'impact productivité au mètre carré / consommation. C'est l'approche que nous avons eue avec la 701S il y a plus de 10 ans. C'est vrai qu'à l'époque, c'était accueilli avec intérêt mais les contraintes économiques n’étaient pas tout à fait les mêmes, le coût de l’énergie était par exemple moins scruté. Proposer une machine qui consomme l'équivalent d'un sèche-cheveux était totalement disruptif. Aujourd'hui, on voit que dans le contexte international c'est un sujet incontournable et qui fait beaucoup de sens.

Nous travaillons bien sûr sur les composants et périphériques des machines qui consomment de l'énergie afin de minimiser leur impact. On parle d'éco-conception des machines. L'interface toujours plus simplifiée homme / machine est un sujet, tout comme la maintenance préventive et prédictive. Nous travaillons à l'interne sur des algorithmes, notamment en termes de prédictibilité. On équipe les machines de capteurs afin de pouvoir anticiper les comportements des machines et les corriger en temps réel.

M. Bloch : Pour terminer, je dirais que notre souhait est de rendre les machines toujours plus simples et didactiques. Nous travaillons en permanence les interfaces homme / machine pour qu'elles soient adaptées et accessibles à l'évolution des opérateurs et techniciens qui vont travailler sur nos machines. MSM

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