Dossier Industrie 4.0 : Factory5

Factory5, le futur est déjà en marche

Page: 3/3

Entreprises liées

Les Smartmachines, de par leur mise en réseau et leur capacité d’auto apprentissage, offrent de nombreuses possibilités d’évolution. Quel est leur degré d’autonomie aujourd’hui ?

Samuel Vuadens : Tout à fait. Aujourd’hui, nous sommes au début de cette aventure. Les algorithmes sont en train d'être mis en place sur les machines. Ces algorithmes proviennent de projets, conjointement menés avec la HE-Arc de Neuchâtel. Je précise que nous faisons aussi partie du MicroLean Lab, véritable berceau de la Smartfactory.

Personnellement, je pense qu’il faudra encore attendre un peu pour que tout cela soit parfaitement intégré. Il faut être convaincu de la direction à prendre et savoir vivre avec son temps !

Galerie d'images
Galerie d'images avec 5 images

Dans un premier temps nous avions mis la priorité sur les gains énergétiques, l’économie de place et l’usinage UGV. En ce qui concerne l’IA, nous avions décidé d'attendre qu’il y ait une vingtaine de machines sur le marché avant que cela ne devienne une priorité. Cela a quelque peu changé depuis l’intégration de Factory5 au sein du groupe Chiron, l’internationalisation du produit fait que cela est désormais une priorité. Des équipes informatiques plus importantes ont été déployées sur ce projet.

Peuvent-elles réellement apprendre l’une de l’autre sans intervention humaine ?

Samuel Vuadens : Oui ! L’IA va permettre de régler certains paramètres automatiquement, tels que les vitesses de coupe et les vitesses d’avance. Cela sera possible grâce au machine learning.

Isacc Asimov disait : « Les choses changent. Mais si vite... Est-ce que les habitudes des hommes pourront suivre ? ». N’est-ce pas là le plus grand risque de cette évolution à grande vitesse ?

Samuel Vuadens : … et Alain Berset disait aussi vite que possible, aussi lentement que nécessaire !

Plus sérieusement, les technologies du Web, digitales, ont bien facilité l'adaptation aux restrictions dues au COVID. Et d’une manière générale, la capacité d’adaptation est une caractéristique propre à l’être humain, nous ne doutons donc pas de son aptitude à faire face au changement.

Vous aimez à dire qu’Industrie 4.0 c’est déjà le passé. Quels seraient donc l’industrie de demain selon vous ? Quels sont les plus importants défis qui restent à relever ?

Samuel Vuadens : L’industrie 4.0 est le terme marketing d’une chose déjà passée ; on en parlait déjà en 2011. Ce terme a poussé les gens à investir dans la R&D et développer des outils digitaux. Maintenant, ces outils existent et il faut simplement que les PME les utilisent.

Le principal défi c’est à mon avis l'éducation. Si les jeunes sont globalement à l’aise avec la technologie, il faut que la technologie fasse partie intégrante de leurs études. Il faut donc que les professeurs veuillent et puissent les former à l’utilisation de ces outils. C’est également valable pour les personnes qui ont un peu plus de vécu, elles doivent également se former pour être à l’aise dans ce monde numérique. MSM

(ID:47263057)