Johann Schneider-Ammann s'intérese à l’avenir de la blockchain

«Et là, tout à coup,... ça a marché!»

| Auteur / Rédacteur: Daniel Schnyder et Judith Hochstrasser Horizons, magazine suisse de la recherche sceintifique / Jean-René Gonthier

L'ancien Conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann en discussion avec Pierre-Yves Kohler lors de la séance de rattrapage à Moutier.
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L'ancien Conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann en discussion avec Pierre-Yves Kohler lors de la séance de rattrapage à Moutier. (Source : Pascal Crelier)

Johann Schneider-Ammann a marqué pendant huit ans la place scientifique suisse. Il s’est confié à Horizons peu avant de quitter le Département de l’économie, de la formation et de la recherche.

Horizons : Vous avez étudié le génie électrique à l’ETH Zurich. Pourquoi ?

Johann Schneider-Ammann : Je m’intéressais aux technologies modernes de l’époque, notamment aux thyristors, des composants électroniques qui ouvraient de nombreux domaines d’application. Je voulais en apprendre le plus possible sur les projets d’avenir. Plus généralement, je m’intéressais aux mathématiques, à la physique, à la chimie et à la science des matériaux. Je regrette aujourd’hui une chose: ne pas avoir étudié dans une langue étrangère.

Horizons : Avez-vous participé à des projets de recherche ?

Johann Schneider-Ammann : Oui, pendant mon diplôme. Le projet était intitulé « Les phénomènes transitoires des capteurs solaires ».

Horizons : Avez-vous vécu un moment Eurêka ?

Johann Schneider-Ammann : J’échouais encore et encore lors d’une expérience menée à la nanoseconde. J’étais déjà prêt à abandonner mais le professeur m’a donné un jour supplémentaire pour le rendre. Et là, tout à coup, ça a marché!

Horizons : Quelle avancée scientifique vous a le plus réjoui ?

Johann Schneider-Ammann : La joie n’est peut-être pas le mot adéquat, mais j’ai suivi avec fascination l’atterrissage d’Apollo sur la Lune en 1969. Je me souviens encore parfaitement comment j’ai suivi, captivé, ces événements à la radio. J’étais à la cabane de Weissmies, à plus de 2700 mètres d’altitude.

Horizons : Et parmi vos succès en politique de la science ?

Johann Schneider-Ammann : Certainement l’association intégrale de la Suisse au programme-cadre de recherche Horizon 2020 au 1er janvier 2017.

Horizons : A vos yeux, quel est le plus grand défi pour la recherche suisse ?

Johann Schneider-Ammann : Tout ce qui a un lien avec la numérisation. Il serait bon de savoir sur quoi on risque de se casser les dents.

Horizons : Quelle découverte scientifique souhaiteriez-vous voir se produire au cours de la prochaine décennie ?

Johann Schneider-Ammann : Nous en savons encore beaucoup trop peu sur les océans. Leur diversité est probablement bien plus grande que nous le pensons.

Horizons : Vous aurez davantage de temps dès 2019. Quel livre allez-vous ouvrir ?

Johann Schneider-Ammann : Il y a sur mon bureau plusieurs ouvrages consacrés à l’avenir de la blockchain. J’espère ainsi approfondir mes connaissances sur le fonctionnement de cette nouvelle technologie. MSM

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