Championnats Vaudois de l'Industrie, un succès!

Des graines de champions portent l'industrie vaudoise

| Rédacteur: Gilles Bordet

Les métiers MEM, des professions d'avenir

Le choix d'organiser ce concours au Salon des métiers et de la formation a été mûrement réfléchi car avec 30'000 visiteurs sur 6 jours constitués essentiellement de jeunes âgés de 14 à 16 ans à la recherche d'un métier on ne pouvait rêver d'un meilleur public. C'est une manière originale d'offrir aux jeunes visiteurs un mélange entre informations pratiques, théoriques et de proposer à travers les Championnats Vaudois de l'Industrie un événement « live » en conditions réelles de travail. Quoi de mieux pour se rendre compte de la vraie nature d'un métier, alors que l’on n’a pas encore ou que l'on vient de quitter les bancs de l'école. « C'est un très bon concept pour tout ce qui est promotion des métiers pour montrer aux jeunes l'attrait des métiers MEM. Ces derniers temps nous entendons beaucoup de mauvaises nouvelles, délocalisations, franc fort, etc.. Mais ce sont toujours des métiers qui attirent et il est important de donner les meilleures informations aux jeunes qui viennent nous trouver sur notre stand. » précise Antonio Rubino. « L'importance des Championnats Vaudois de l'Industrie est de mettre en valeur ces métiers qui sont des professions d'avenir. On entend beaucoup parler de cursus académique mais la Suisse c'est avant tout un pays de formation dual et nos entreprises sont à même d'offrir à ces jeunes les meilleures conditions pour se former et obtenir leur CFC » poursuit Yves Defferrard, responsable secteur industrie à Unia vaud. Il continue en précisant que « La Suisse est un pays d’excellence, ce concours qui se déroule ici même démontre bien qu'elle est attachée à ses traditions d’excellence. Nous mettons en valeur ses apprentis de manière a ce qu'ils puissent aussi représenter la Suisse aux Swisskills et aux Championnats du monde. L'année dernière la Suisse a été brillamment représentés dans plusieurs métiers lors de ces championnats mondiaux. C'est une vitrine de la Suisse, c'est important au travers des apprenti(e)s de pouvoir représenter ces entreprises vaudoises et leur savoir-faire... L'apprentissage est la première étape dans le monde professionnel pour tous ces jeunes, il est important de mettre ces métiers en valeurs et de les présenter sous leur meilleur jour aux parents comme aux futur(e)s apprenti(e)s» termine Yves Defferrard. Le financement des Championnats Vaudois de l'Industrie est assuré en grande partie par les partenaires sociaux, par le GIM-CH et l'Etat de Vaud mais aussi par la Fondation MEM, cette fondation a été créée il y a 10 ans sous la loi MEM, où cotise collégialement patrons et salariés. Les vocations de cette association sont la création de places d'apprentissage, mais aussi la promotion des métiers de l'industrie et grâce à ces financement a pu être créée « Mecaforma », l'organisation qui permet justement de mettre en valeur ces métiers comme c'est le cas lors du Salon des métiers et de la formation. François Schoch, Président du GIM-CH et CEO de First Industries précise aussi que « Il ne faut pas oublier que l'industrie des machines reste compétitive en terme de qualité. Cela fait déjà longtemps que la Suisse est beaucoup plus chère que la concurrence étrangère et ça bien avant l'histoire de la BNS, rappelons-nous de la valeur du dollar ou de l'euro il y a 10 ou 15 ans par rapport au franc suisse. Malgré cela l'industrie suisse des machines à toujours été bien présente sur ces marchés. » et de poursuivre par « Pourquoi je dis cela ? C'est extrêmement important, cette qualité-là fait qu'au final le client achètera une machine suisse plutôt qu'un produit étranger. Donc c'est bien la qualité qui est en jeu, et cette qualité commence avec de la main d’œuvre qualifiée. C'est pourquoi ces Championnats Vaudois de l'Industrie sont importants, cela permet de détecter les talents et de donner envie aux jeunes de rentrer dans ces métiers. Mais c'est aussi une fierté qui rejailli sur l'entreprise qui forme le candidat. L'objectif final est bien de garder et cultiver cette excellence que nous avons dans l'industrie suisse. » La formation des futures générations se porte donc bien et cela malgré les contraintes de compétitivité qui pèsent sur les entreprises. Les chiffres parlent d'eux-mêmes et grâce au GIM-CH et à la Fondation MEM la promotion des métiers de l'industrie tourne à plein régime. Le nombre croissant de jeunes embrassant ces corps de métiers est bien la preuve de l’attrait pour ces professions techniques. Il est vrai que ces métiers de l'industrie souffrent encore d'une image peu « sexy » dans certains milieux et qu'à ce niveau il y a encore du travail à faire. Car ce ne sont pas les jeunes qui nourrissent des aprioris vis à vis de ces métiers, mais bien les enseignants (à l'école) qui ne connaissent pas ou peu ces professions ou les parents qui en ont une idée faussée plus proche des Temps modernes de Charlie Chaplin que de la réalité. Il ne faut surtout pas oublier que ces métiers ne connaissent pas ou que peu la crise, qu'ils permettent de rapidement bien gagner sa vie et de faire vivre une famille, mais qu’ils offrent aussi tout un éventail d'évolutions professionnelles qui n'existent pas dans d'autres professions. L'augmentation constante du nombre de jeunes hommes qui embrassent ces métiers, mais surtout de jeunes femmes, est bien encore une preuve de l'attrait de ces métiers d'avenir. Grâce aux efforts conjoint des milieux associatifs, GIM-CH et Fondation MEM en tête, aussi et surtout des patrons eux-mêmes les professions de la branche MEM deviennent de plus en plus attrayantes et continueront à l'être plus encore à l'avenir.

Et pour le futur?

Continuer la promotion des métiers MEM bien-sûr mais aussi créer un « championnat romand », qui deviendra alors l'étape intermédiaire entre les Championnats Vaudois de l'Industrie et Swisskills. Il faut encore pouvoir proposer plus de places d'apprentissage aux jeunes et aider les petites entreprises qui manque de ressources humaines pour former des apprentis à pouvoir devenir elles aussi des entreprises formatrice. En cela le GIM-CH, avec son Centre Vaudois de l'Industrie (CFVI) fait déjà un magnifique travail en encadrant les apprentis durant leurs 2 premières années de formation de manière à soulager les plus petites structures qui ne peuvent assigner un collaborateur à 100% pour former un jeune. Ensuite, dès la 3e année, ils peuvent réintégrer leur entreprise avec déjà un très bon bagage théorique et pratique et une importante autonomie. Ce qui ressort des discussions entamées avec les responsables et les formateurs c'est leur dévouement pour cette jeunesse qui ne demande que l'opportunité de pouvoir entrer dans la vie active et construire un avenir serein. Mais c'est aussi et surtout cette envie de partager et transmettre la passion de leur métier et les jeunes le leur rendent bien. Il suffit de les écouter parler avec enthousiasme de leur formation, de leur métier pour se rendre compte que la passion est contagieuse. <<

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