Derrière le temps poétique se cache la créativité d’Agenhor

| Rédacteur: Jean-René Gonthier

Jean-Marc Wiederrecht, horloger-concepteur.
Galerie: 10 photos
Jean-Marc Wiederrecht, horloger-concepteur. ( Image Agenhor)

>> La manufacture familiale conçoit des mécanismes destinés à des maisons horlogères prestigieuses. Elle pense aussi à rester innovante, tant au niveau de ses processus de gestion que d’un nouvel outil informatique adapté.

Lors du dernier Baselworld, le Salon Mondial de l’Horlogerie et de la Bijouterie qui s’est tenu fin mars, une montre crée un buzz. Elle s’appelle «Le Temps Suspendu», présentée par Hermès. Son originalité? Mettre le temps entre parenthèse. C’est plutôt un luxe de nos jours, à l’heure où nous courons après le temps. Derrière cette nouvelle complication horlogère spectaculaire se trouvent l’entreprise AGENHOR et son horloger-concepteur, Jean-Marc Wiederrecht.

Le talent de Jean-Marc Wiederrecht

Le créateur, de nature discrète, et sa vingtaine de collaborateurs travaillent dans l’ombre de grands noms de l’horlogerie tels que Van Cleef & Arpels, Hermès ou Harry Winston. Fondée en 1996, AGENHOR (pour Atelier GENevois d’HORlogerie) s’est spécialisée dans la recherche et le développement de modules mécaniques sur mesure. Depuis les années 1980, Jean-Marc Wiederrecht a tissé son propre réseau de sous-traitants et développé de nombreux partenariats durables. Son talent est publiquement reconnu en 2007 lorsque lui est remis le prix du Meilleur Horloger Concepteur.

D’une idée poétique à sa réalisation

«Nos clients viennent nous trouver avec une idée, comme ce fut le cas de la maison Van Cleef & Arpels, qui souhaitait concevoir une montre avec une fée, leur égérie. Nous avons donc imaginé une fée munie d’une baguette magique qui montre l’heure et une grande aile dans le dos indiquant la minute», raconte Nicolas Wiederrecht, le fils de Jean-Marc, qui a rejoint l’entreprise en 2005 comme responsable financier et administratif. Cette même année marque un tournant dans la vie de l’entreprise qui devient une référence dans les complications poétiques. Chaque pièce est inventée en fonction du désir du client et de l’histoire qu’il souhaite raconter. «Nous nous chargeons de la mise en plan du concept puis les dessins sont envoyés chez nos sous-traitants car nous ne fabriquons aucune pièce d’horlogerie. Notre organisation est un peu à l’image des cabinotiers, au contraire de la verticalisation où tout est fait en interne. La dernière étape, l’emboîtage de la montre, se fait chez le client.»

Nouveau bâtiment et perspectives pour 2011

En juillet 2009, AGENHOR amorce un nouveau virage lorsqu’elle déménage dans un nouveau bâtiment à Meyrin correspondant à son image et à sa philosophie. «Il nous a fallu 4 ans pour le mettre au point, le concevoir et le dessiner avec un architecte dans l’optique d’une économie d’énergie maximale à 0% de CO2. Nous l’avons voulu avec un jardin devant, avec une mare et des fenêtres … qui s’ouvrent! Très différent de la tendance actuelle pour les grands bâtiments en verre.»

«Quant à notre vision d’avenir, nous percevons enfin la reprise car nous avons été touchés sur le tard. Nous espérons une croissance calme mais assurée avec la création annuelle de quatre pièces de haute qualité qui deviennent toujours plus complexes. Notre but n’est pas de grandir à tout prix; nous tenons à stabiliser la taille de notre équipe et à maintenir notre indépendance.» <<

Pour compléter ce thème
 
L’apport de platinn
 
Rencontre insolite

Ajouter un commentaire

copyright

Ce texte est protégé par les droits d'auteur. Si vous désirez l'utiliser pour des besoins personnels veuillez consulter les conditions suivantes sur www.mycontentfactory.de (ID: 28038890 / Sous-traitance)