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Billet d'humeur - Automne 2014 Dérives et corrections politiques

Rédacteur: Jean-René Gonthier

>> Jean-Paul Steimer, ingénieur ETS, nous livre ce billet d'humeur en novembre 2014.

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Billet d'humeur des lecteurs.
Billet d'humeur des lecteurs.
(Image: Microsoft Office)

La dernière guerre de 39-45 a fait exploser les techniques modernes en physique, en chimie, en électronique et en mécanique avec respectivement l’énergie nucléaire, la pénicilline, les radars et les fusées… Pourtant un outil théorique déterminant a accompagné cette révolution tout en restant très discret, il s’agit de la théorie des «systèmes bouclés»; si l’on veut commander effectivement il faut (comme dans la vie) contrôler la manière dont l’ordre est exécuté et au besoin le modifier en conséquence.

C’est de cette manière que procède les asservissements dits automatiques aussi bien d’ailleurs qu’un opérateur responsable d’un processus. Par extension c’est de cette manière que devraient procéder les responsables de n’importe quelle structure industrielle, voir politique.

Les systèmes bouclés devraient être aussi indispensables au contrôle automatique des ingénieurs que des chefs d’entreprise voir des hommes d’Etat, afin de garantir les résultats attendus.
Les systèmes bouclés devraient être aussi indispensables au contrôle automatique des ingénieurs que des chefs d’entreprise voir des hommes d’Etat, afin de garantir les résultats attendus.
(Image: Microsoft Office)

Les systèmes bouclés devraient être aussi indispensables au contrôle automatique des ingénieurs que des chefs d’entreprise voir des hommes/femmes d’Etat, afin de garantir les résultats attendus.

Le système bouclé est caractérisé par un organe détecteur d’écart qui permet la correction et amène la précision. En terme de management, l’application de cette théorie tarde à supplanter les modèles obsolètes historiques plusieurs fois centenaires…Pourtant partout, Etats et entreprises prennent l’eau avec des dirigeants souvent sourds et aveugles mais pas muets…communications et médias obligent.

Les politiques et les dirigeants sont réfractaires aux signaux d’erreur induits par leur maladresse, leur incompétence, voir leur malhonnêteté…


L’exercice du pouvoir exige pourtant un compromis entre les exigences généralement contradictoires de l’autorité et de la correction !

En science politique depuis Montesquieu et son «Esprit des Lois», déterminant à l’époque, peu de choses ont bougé avec sa mécanique de contrôle par séparation des pouvoirs.

L'opacité de l'administration

Des petits Etats de type cantonal à la Communauté Européenne, on est obligé de constater une opacité administrative, un travail de sape des lobbies, un autisme des partis et une dégradation de l’image des élus dont l’immunité exaspère, sans parler du statut des fonctionnaires…

Tel ce haut-fonctionnaire bien payé pour donner l’exemple, qui s’inscrit à 55 ans dans la section des Seniors (des semainiers) pour jouer au golf en semaine au vu et au su de sa hiérarchie tétanisée par un nom de famille bien en vue d’un parti au pouvoir…

Billet d'humeur des lecteurs.
Billet d'humeur des lecteurs.
(Image: Microsoft Office)
Telle cette bénédiction de Bruxelles pour un budget français hors des clous en échange, dit-on, du silence de Paris sur le budget européen…

Telles ces dépassements astronomiques de crédits de travaux publics...

Etranges pratiques sans aucun facteur correctif possible en l’état, l’omerta étant d’usage et la révélation d’erreur assimilée astucieusement à de la délation.

On est décidément loin du système bouclé cher aux ingénieurs qui a permis les progrès depuis 70 ans en sciences dites dures. Qu’attendent les sciences humaines pour une contribution de leur part ?

Voilà un beau sujet de dissertation pour les écoliers ! N’est ce pas Mme Anne-Catherine Lyon ? <<

Auteur: Jean-Paul Steimer, ingénieur ETS, Crans-près-Céligny/VD

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