Rétrospective Congrès MSM 2022 Congrès MSM chez Groupe Recomatic : une grande réussite !

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Les 4 et 5 mai 2022 a eu lieu le 2eCongrès MSM chez Groupe Recomatic, l'occasion de visiter la production de l'entreprise et de rencontrer les acteurs du milieu horloger et médical suisse.

La halle de livraison avait été complètement redécorée pour accueillir le Congrès MSM ainsi que les portes ouvertes du Groupe Recomatic la même semaine.
La halle de livraison avait été complètement redécorée pour accueillir le Congrès MSM ainsi que les portes ouvertes du Groupe Recomatic la même semaine.
(Source : Thomas Entzeroth )

Le rendez-vous était donné à Courtedoux dans le Jura pour cette deuxième édition rassemblant les professionnels de l'industrie horlogère et médicale des sous-traitants aux producteurs. Deux belles journées qui ont permis aux entreprises partenaires de l'événement et aux visiteurs de créer de nouveaux contacts et des opportunités de partenariats. Durant ces deux journées, 24 entreprises étaient représentées en tant que partenaires de l'événement et près de 165 personnes ont fait le déplacement.

Un jubilé commun à fêter

Le Groupe Recomatic nous a ouvert ses portes cette année en tant qu'hôte pour ce 2e Congrès MSM et la date n'a pas été choisie au hasard : le groupe fête en effet un double anniversaire avec les 60 ans de Reco et les 70 ans de Bula. Du côté du MSM, le magazine souffle ses 90 bougies cette année, l'occasion de mettre à l'honneur les entités du groupe et de présenter l'expansion de la halle de production récemment bâtie.

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Une immersion complète dans la chaîne de production

Afin de proposer une expérience la plus immersive possible aux participants de cette deuxième édition du congrès du MSM, le groupe Recomatic a fait les choses en grand. En effet l'entreprise a pour l'occasion « transformé » son showroom en atelier de production pour fabriquer des composants types dédiés au secteur médical et horloger. Recomatic proposait au cours de ces deux journées une approche axée pratique avec la fabrication de composants telles qu'une tête fémorale, une prothèse de genou et une carrure de montre.

Le vaisseau amiral du fabricant, le centre de terminaison RECO CT501, était à l’œuvre pour la rectification des têtes fémorales en acier cobalt chrome. Ces dernières ont d'abord été ébauchées par tournage avant de passer sur la CT501 afin d'être rectifiées avec un très haut niveau de précision. Cette opération garantit non seulement une géométrie parfaite mais c'est elle qui permet d'obtenir par la suite un polissage miroir effectué par une machine BULA Poligo B1. Le résultat final est une sphère parfaite sans aucuns défauts visuels et qui respecte dans des tolérances très serrées les cotes dimensionnelles et géométriques. L'obtention d'une finition d'un tel niveau n'est possible que grâce aux opérations de rectification en amont. Les experts en polissage le savent mieux que quiconque, un polissage réussi c'est 90 % de travail de préparation. En effet le polissage ne doit pas être trop insistant au risque de « creuser » la matière. C'est pourquoi le Ra de la surface de la pièce à polir doit impérativement être faible et constant de manière à enlever le moins de matière possible pour conserver des dimensions et des géométries aussi précises qu'en sortie de rectification. Et dans ce domaine le Groupe Recomatic dispose d'une expertise impressionnante.

Un autre composant médical était également travaillé dans le showroom, il s'agissait d'une prothèse de genou. Cette pièce aux formes complexes en acier cobalt chrome était polie avec une machine BULA Poligo B2. Les nombreuses surfaces courbes constituant cette prothèse complexifient le procédé de polissage mais rien d'impossible pour l'entreprise. Tout comme les meules de rectification les disques à polir doivent s'user de manière homogène pour ne pas créer de déformation sur la pièce. Pour arriver à ce résultat il est essentiel de travailler avec toute la largeur du disque ou de faire « naviguer » la pièce d'un bout à l'autre du disque de polissage. C'est là que la stratégie de polissage mise en œuvre prend tout son sens. L'IHM développée par Recomatic et intégrée dans les commandes Fanuc des machines du groupe permet à l'utilisateur de gérer facilement ces caractéristiques propres aux opérations de finitions comme la compensation de l'usure des brosses par exemple. Pour assurer un fonctionnement optimal les disques de polissage doivent évidemment être taillés ou plutôt cardés, pour utiliser la terminologie exacte, soit directement à la machine ou par l'intermédiaire d'une machine dédiée. C'est ce que fait la machine automatique de cardage BULA microC. Il y a plusieurs avantages à carder les brosses sur une machine spécialisée à commencer par le fait que cette opération se fait en temps caché et ne nécessite pas d’interrompre les opérations de polissage en cours. Le système de mesure dynamique des brosses qui équipe les polisseuses BULA mesure avec exactitude le diamètre et permet ainsi un (re)démarrage rapide de la production.

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Le secteur horloger était également à l'honneur avec une carrure de montre en céramique noire taillée dans la masse. Cette pièce impressionnante par la nature du matériau qui la constitue a suscité beaucoup d'intérêt chez les participants. Usinée à partir d'un lopin de tube en céramique l’enlèvement de matière est conséquent. C'est la CT501 qui s'est chargée de cette opération par un procédé de rectification suivi d'un polissage effectué avec une Poligo B1. Le satinage est exécuté en dernière opération afin d'obtenir des arrêtes franches sans arrondis. C'est une RECO MR430 avec ses 3 broches de rectification qui était à l’œuvre pour cette opération. Inutile de préciser que le résultat final est tout simplement splendide !

D'autres exemples d'applications horlogères étaient également visibles comme la rectification simultanée des entre-cornes et bandes de carrure (métallique cette fois-ci) avec une RECO MR401.

Les machines de polissage électrolytique à sec SWIS DLyte ont également susciter beaucoup d'intérêt auprès des participants. Cette technologie permet non seulement d'effectuer des opérations d'électropolissage sans bain d'acide mais également de polir des pièces aux géométries très complexes ou d'atteindre des cavités inaccessibles par un procédé de polissage classique. Avec ce procédé novateur tout se fait à sec, l'électrolyte étant constitué de microbilles inertes contenant l'acide qui permet l'échange d'ions une fois le courant appliqué aux bornes des électrodes. Toute la gamme des machines DLyte étaient visibles, de la grande PRO 500 à la petite Desktop PRO en passant par les Compact 1, 10 et 100.

Les visites du showroom se sont faites par petits groupes avec pour guide un membre de la direction ou un collaborateur du Groupe Recomatic. Ce moment de la journée a été très apprécié des participants car en parfaite adéquation avec les thèmes abordés lors de ce congrès.

Deux journées rythmées par des présentations techniques

En parallèle des visites de la production qui ont été fort appréciées des visiteurs, les deux journées ont été marquées par les présentations des entreprises référentes. Pour introduire les journées médicales et horlogères, c'est Juan Romar, responsable du département R&D mécanique du Groupe Recomatic qui nous a parlé de l'éco-conception appliquée par l'entreprise.

La première journée avait comme orientation les techniques médicales, le public a pu y suivre les interventions de Marco Aloe, CEO de Dgtis qui nous présentait l'intérêt de la mise en place d'une plateforme modulaire et évolutive pour répondre aux besoins de production. S'en est suivi l'intervention très appréciée de Raphaël Müller, Head of Industrials Solutions chez Brütsch-Rüegger Tools nous évoquant la mise en place de processus de production conformes aux normes que le domaine médical impose. Par la suite c'est Dominique Girardin, CEO de Yerly mécanique qui nous a expliqué en quoi utiliser un moyen de serrage adapté est primordial à la qualité des pièces produites et à la flexibilité de la production.Les présentations se sont poursuivies avec Cyril Amez et Miguel Goncalves de Fanuc qui nous ont parlé Intelligence Artificielle et IoT dans la machine-outil. Pour terminer les matinées des deux journées, Joëlle Tosetti, Program Manager du NTN Innovation Booster Microtech nous a présenté ce programme national. L'après-midi de la première journée, les présentations se poursuivaient avec Martin Bühler et Denis Fleury de Pro Alpha qui nous parlaient des différents niveaux d'exigence de l'implémentation d'un ERP dans le secteur de la MedTech. Loïc Yerly, conseiller technique chez Louis Belet nous a ensuite conseillé sur la façon dont les processus d'usinage de composants médicaux peuvent être optimisés grâce à l'outil de coupe. Enfin, pour conclure cette première journée, Serge Buechli, Area sales manager chez Stäubli Fluid Connectors nous présentait la modularité des changeurs d'outils robotiques pour l'industrie des microtechniques.

La deuxième journée a également eu son lot d'intervenants passionnants et avait pour fil conducteur l'industrie horlogère. Christopher Bouzas, CEO de Objectis nous a présenté des expériences d'industriels romands qui ont tiré parti de l'informatique industrielle pour renforcer la qualité, la flexibilité et l'efficience de leur production. Puis Sven Anderlind, Head of Application chez Diametal nous a parlé des propriétés étonnantes de la céramique et de l'implémentation de matériau dans le monde des outils. C'est ensuite Alexandre Jolliet, ingénieur de vente Machines-Outils chez Binkert qui nous expliquait qu'en installant une caméra haute définition dans la machine, il était possible d'usiner des pièces en micro-usinage de haute précision et en grande quantité. La matinée s'est terminée par la présentation de Jorge Oliveira, responsable des ventes en Suisse Romande chez Stäubli qui nous parlait de la robotique flexible pour offrir à l'industrie une capacité d'adaptation presque infinie. Dans l'après-midi, c'est Pascal Chaty, technico-commercial chez Produtec qui illustrait de façon concrète en utilisant un jumeau numérique les gains en productivité que l'on peut implémenter dans les opérations de rectification et de polissage. Puis Philippe Abt, Business Development Manager CNC chez Beckhoff Automation nous présentait le langage universel des machines-outils et de la fabrication. Cette deuxième journée s'achevait par la présentation de David Maître, directeur de LCB et Bertrand Husson, Président de HLP Group qui nous ont récapitulé les étapes clés pour l'implantation d'une solution MES.

En parallèle des présentations classiques, les entreprises MW Programmation et Productec ont eu l'occasion de présenter sur la CT501 exposée dans le showroom. Michaël Weber et Boris Mathey de MW Programmation se sont ainsi relayés lors des deux journées pour proposer une démonstration de l'élimination des risques de collision, et de la diminution des essais machines grâce à un temps de mise en place réduit.

Et pour conclure les 2 journées, les participants au Congrès MSM ont eu le plaisir d'écouter des utilisateurs finaux. Lors de la journée médicale, c'est le Docteur Jörg Peltzer, médecin-chef spécialiste FMH en chirurgie générale et traumatologie à l'hôpital du Jura de Delémont qui nous a présenté le développement de la chirurgie ces derniers siècles et les innovations faites en chirurgie traumatologique. Nous avons ainsi pu avoir un aperçu complet de l'implantation de plaques conventionnelles, ou d'implants chez des patients et ainsi comprendre en quoi les innovations proposées par les fabricants de dispositifs médicaux sont indispensables. Pour la journée horlogère, nous avons eu le plaisir d'écouter Cédric Mulhauser, co-fondateur de la marque de montres ID Genève qui nous partageait son histoire et celle de la marque horlogère qu'il a fondée avec deux amis. L'industrie change, les préoccupations environnementales aussi et la marque a trouvé le moyen d'utiliser des éléments recyclabes et recyclés pour la conception de ses montres.

Des exposants nombreux

En plus des entreprises qui avaient une présentation et un stand lors du Congrès, d'autres ont uniquement exposé.

Blaser Swisslube nous présentait ses solutions en lubrifiants réfrigérants, et Elbaron ses systèmes de purificateurs d'air. Gabus nous exposait ses outils diamantés pour l'usinage de matériaux durs. Au stand d'Icam, on pouvait avoir une démonstration des solutions du système CFAO d'ESPRIT. L'équipe d'Infoteam était également présente pour nous parler de ses solutions en transformation digitale. Enfin, pmf system, expert en mobilier d'atelier sur-mesure, nous présentait ses solutions d'aménagement pour les industriels.

Ce n'est que le début...

Et nous espérons pouvoir nous retrouver toujours aussi nombreux pour les prochaines éditions du Congrès MSM ! Par ces lignes, toute l'équipe du MSM et Vogel Suisse tiennent à remercier chaleureusement le Groupe Recomatic pour leur accueil et le travail conjoint. Un grand merci particulièrement à Christophe et Philippe Rérat, co-directeurs, à Alexandra Zurbach, spécialiste Marketing & Communication et à Sébastien Wuillaume directeur du Service Client.

Et bien sûr, le Congrès MSM ne serait rien sans tous les partenaires de cet événement : entreprises référentes et exposantes. Milles merci pour votre implication et les échanges constructifs !

À vos agendas : le prochain Congrès MSM aura lieu les 10 et 11 mai 2023 chez GF Machining ­Solutions à Bienne.

Nous vous y attendons nombreux ! MSM

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