Six questions à Eliane Schmid-Dionne, nouvelle manageuse du Swiss Plastics Cluster

Bilan d’une année de transition

| Auteur / Rédacteur: Philippe Morel, rédacteur indépendant / Jérémy Gonthier

Belle affluence à l’assemblée générale du Swiss Plastics Cluster.
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Belle affluence à l’assemblée générale du Swiss Plastics Cluster. (Source : Swiss Plastics Cluster)

A la fin du mois de janvier 2017, Eliane Schmid-Dionne reprenait les rênes du Swiss Plastics Cluster. Sous forme d’interview, retour sur sa première année en tant que cluster manager.

MSM : Comment s’est passée votre arrivée au sein du Swiss Plastics Cluster ?

Eliane S. : Le départ s’est fait en fanfare puisque mon arrivée a coïncidé avec la tenue du salon Swiss Plastics, à Lucerne. Cela a été pour moi une excellente opportunité pour faire la connaissance de nombreuses têtes du cluster et du monde de la plasturgie. Durant les premiers mois, j’ai pu profiter de la préparation d’événements effectuée par Verena Huber avant son départ.

MSM : Quels ont été les événements marquants de l’année 2017, selon vous ?

Eliane S. : Je commencerais tout d’abord par la conférence « Micro- et nanotechnologies au service de la plasturgie suisse », qui a eu lieu le 9 mars et a réuni 56 participants. Les exposés ont couvert un large spectre d’activités industrielles telles que les pièces en plastique avec des effets optiques, l’amélioration de la productivité, l’encapsulation micro- et nano pour l’administration des médicaments, les systèmes anti-contrefaçons, l’impression 3D sur des matériaux thermoplastiques, le traitement de surface par implantation d’ions, les composants pour électrodes Li-ion, la fonctionnalisation de surfaces au moyen d’électrons ainsi que le développement de nouveaux matériaux par le compounding.

Nous avons également organisé une deuxième conférence, le Plastic Update, le 9 novembre sur les sujets suivants : modélisation numérique en plasturgie, économie circulaire en plasturgie, polymères hybrides et enfin « Meet the experts », des sessions de discussion sous forme de tables rondes pour permettre aux participants d’approfondir leurs questions envers les orateurs sur les thèmes des trois premiers points.

Le SPC a également organisé plusieurs formations. Deux se sont données au mois de mai. La première a traité du rapid prototyping, la deuxième des machines d’injection et de leurs périphériques. Quatre autres ont suivi, entre les mois de septembre et novembre, avec pour sujets le travail du silicone, le choix d’une matière à partir d'un cahier des charges, la planification industrielle et enfin l’optimisation des procédés d’injection en préparation à l’industrie 4.0. Elles ont à chacune d’elles réuni une dizaine de participants malgré l’augmentation des coûts d’inscription, qui reflètent aujourd’hui les prix du marché.

Un élément important aura été l’organisation de notre assemblée générale, le 8 juin dans les locaux de l’Institut iPrint, au Marly Innovation Center. La grande nouveauté de cette édition aura été la présentation des activités des divers groupes de travail au moyen de courtes vidéos (ces dernières sont visibles ici : http://swissplastics-cluster.ch/innovations-et-technologies/recherche-appliquee).

MSM : Une des raisons d’être du Swiss Plastics Cluster est le montage de projets de recherche préconcurrentielle. Que s’est-il passé à ce niveau-là durant l’année écoulée ?

Eliane S. : En ce qui concerne les projets, nous sommes dans une phase de transition. 2017 aura vu se terminer les trois derniers financés par le Pôle scientifique et technologique du Canton de Fribourg (PST-FR). Ce sont les projets P4P, ASSCO et PolyLife. Il n’y a actuellement plus de projets en cours mais deux sont en cours de montage et de recherche de partenaires. Le premier a trait à la problématique de refroidissement du moule, le second au regranulage de la matière première ; nos membres sont cordialement invités à participer au workshop du 15 mars prochain qui en définira les contours définitifs.

MSM : Quel est l’état actuel du réseau ?

Eliane S. : Le Swiss Plastics se porte bien. En 2017, huit entreprises nous ont rejoint : Elinchrom, Cemiplast SA, Bio-Rad Laboratories AG, SHIMUNA & CIE - Bureau d'ingénierie, Digmesa Polyform AG, Microplast SA, Rémy Montavon S.A. et TRISA AG. Cela porte notre nombre à exactement 101.

MSM : Quels sont vos objectifs pour 2018 ?

Eliane S. : Il y a d’une part la poursuite des activités traditionnelles du Swiss Plastics Cluster. Le 3 mai prochain aura lieu la 6ème édition de la Journée technologique de la plasturgie. Cette conférence sans équivalent en Suisse sera assurément l’un des moments phares de l’année. Les activités de formation se poursuivront, mais la nouveauté de l’année sera la mise en pace, pour les thématiques qui s’y prêtent, de webinars. Ces formations à distance permettront de limiter le temps consacré aux formations en le limitant à l’enseignement et de réduire les coûts. En déchargeant ainsi les entreprises, nous espérons attirer plus de monde.

En 2018, nous aimerions également sensibiliser nos membres au service de veille technologique que nous leur offrons depuis l’été passé en collaboration avec Centredoc. Nous allons à cet effet organiser une formation sur la propriété intellectuelle suivie d’un workshop sur le service offert par CentreDoc le 25 janvier prochain

Un objectif pour 2018 est de renforcer les liens entre les membres du cluster et augmenter leurs interactions. À cette fin, nous avons commencé les rencontres « Innovation@Petit-Déjeuner » fin 2017. Cette nouvelle forme de rencontre est réservée aux membres du Swiss Plastics Cluster et permet des discussions ouvertes sur une thématique donnée, comme la santé, sécurité et environnement au travail (HSE) ou le Lean Management. Ces rencontres ont lieu chez les membres et permettent généralement une courte visite de leurs ateliers de production.

MSM : Et au niveau personnel ?

Eliane S. : Une des tâches qui me tient particulièrement à cœur est de poursuivre mes visites chez les membres du Swiss Plastics Cluster. J’ai certes l’occasion de les rencontrer lors de séances ou lors de nos diverses manifestations, mais seules ces visites sur place me permettent de véritablement comprendre leurs spécificités, leurs attentes et leurs besoins. J’aimerais pouvoir m’y consacrer davantage, mais la gestion administrative du cluster et de ses manifestations m’occupe énormément.

A un peu plus long terme, je souhaite renforcer encore l’autonomie du cluster vis-à-vis de l’Etat de Fribourg – dont le désengagement est inévitable car programmé – d’Innosquare et de la Haute Ecole d’ingénieurs et d’architectes de Fribourg. Mais cela ne se fera qu’en assurant également une indépendance financière du Swiss Plastics Cluster.

MSM

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