Rencontre de printemps des chefs d'entreprise de la CVCI

60 ans de « savoir-fer »

| Rédacteur: Gilles Bordet

Le kit de pliage fabriqué pour célébrer les 60 ans de la PME et offert aux participants de cette rencontre.
Galerie: 102 photos
Le kit de pliage fabriqué pour célébrer les 60 ans de la PME et offert aux participants de cette rencontre. (Image : MSM)

>> L'entreprise Herren Frères & Cie d'Yverdon-les-Bains à accueilli la dernière des 4 demi-journées de rencontre des chefs d'entreprises de printemps organisée par la CVCI (Chambre vaudoise du commerce et de l'industrie). Ces rencontres sont principalement consacrées à la découverte d'une entreprise membre de la CVCI, grâce à une présentation détaillée ainsi qu'à une visite de ses locaux.

C'est au cœur de la zone industrielle des Huttins, dans des locaux construits par eux-même que la dynamique entreprise familiale Herren Frères & Cie à accueilli les participants ainsi que les membres de la CVCI.

Cet après-midi a débuté dans le local de stockage de l’entreprise où des chaises installées devant la scie circulaire à panneaux ont permis d’accueillir les plus de 50 invités présents. Ces chefs d'entreprises membres de la CVCI venaient d'horizons très différents souvent bien éloignés du travail de la tôle mais tous ont montré un grand intérêt à découvrir ce domaine particulier.

La rencontre a débuté avec les interventions de Claudine Amstein, directrice de la CVCI et de Guy-Philippe Bolay, directeur adjoint. Les sujets abordés concernaient des préoccupations d'actualité. Notamment les résultats de la votation de la loi sur les étrangers et de son application ainsi que sur les statuts spéciaux d’imposition des entreprises sur le canton de Vaud. C'est là que la CVCI met tout en œuvre pour rassurer ses adhérents et trouver des solutions pérennes pour leur avenir.

Accords-cadres, initiative RASA, le casse-tête

Les résultats de la votation du 9 février 2014 sur la libre circulation des personnes avec l'UE restent toujours au centre des préoccupations de la CVCI. L'application de cet article accepté par le peuple pose de réels problèmes pratiques incompatibles avec les accords bilatéraux signés entre la Suisse et l'union européenne.

L'application de l'initiative est bien trop stricte et donc trop éloignée des principes de l'ALCP pour espérer des négociations constructives avec l'UE.

Les solutions ne sont pas légion, le maintien des accords bilatéraux aux conditions de l'UE en profitant de la souplesse de l'initiative pour une application pragmatique de cette dernière. Ou la dénonciation des accords bilatéraux avec des conséquences difficiles à anticiper mais qui n'iraient certainement pas dans le bon sens en isolant encore plus la Suisse au sein de l'UE.

Une autre solution proposée est l'initiative RASA. Cette initiative citoyenne et non-partisane est ainsi une vraie initiative populaire. Elle est soutenue par près de 400 personnes de la formation, la science, l’économie et la culture. Le but de l’initiative est d’abroger les articles constitutionnels introduits le 9 février 2014 avec le oui à l’initiative sur l’immigration de masse, si leur mise en œuvre menace le maintien des accords bilatéraux. Dans le cas contraire, l'initiative sera retirée.

La position de la CVCI sur ce sujet épineux est la suivante :

  • Le maintien des accords bilatéraux avec une mise en œuvre pragmatique de l'art 121 a Cst, en tenant compte des intérêts globaux de la Suisse. (L'article sur la libre circulation des personnes et les accords bilatéraux en font clairement partie.)
  • L'application bien trop stricte de l'initiative est trop éloignée des principes de l'ALCP pour espérer des négociations constructives avec l'UE.
  • Utiliser les « souplesses » offertes par l'initiative.

Statuts fiscaux spéciaux pour les entreprises vaudoises

La seconde thématique abordée concernait les statuts fiscaux spéciaux mis en place par le canton de Vaud au début des années 2000 pour rendre ce dernier plus attractif comparé à d'autres cantons à la fiscalité plus attrayante. Là aussi la pression de l'UE aura raison de ces statuts spéciaux avec un risque de voir environ 8% des emplois du canton disparaître. Les entreprises qui en bénéficient sont celles qui ont des activités commerciales à l’étranger et des activités administratives en Suisse. Pour les inciter à rester en Suisse, de nombreux cantons comptent baisser le taux général de l’imposition du bénéfice des entreprises. Vaud prévoit un taux à 13,8%. Les entreprises vaudoises sans statuts fiscaux spéciaux paient actuellement leurs impôts au taux global ordinaire de 24%. Par impôt global, on entend l’impôt effectif (communal, cantonal et fédéral) déductions comprises.

Cette troisième réforme de l’imposition des entreprises (RIE III) est désormais sur la table du parlement fédéral. Le Conseil des Etats pourrait bien l’empoigner en septembre déjà.

Contenu de l'article:

Ajouter un commentaire

copyright

Ce texte est protégé par les droits d'auteur. Si vous désirez l'utiliser pour des besoins personnels veuillez consulter les conditions suivantes sur www.mycontentfactory.de (ID: 43479796 / Vie des entreprises)