Jean-René Gonthier : 30 ans au service de la presse professionnelle 30 ans au service de la presse professionnelle

Rédacteur: Margaux Pontieu

Jean-René Gonthier, actuel rédacteur en chef du MSM ayant décidé de quitter ses fonctions cet été pour démarrer une agence de presse indépendante au service des industries romandes et helvétiques, je ne peux m’empêcher de tracer une brève esquisse de ses trente ans de prestations rédactionnelles.

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Jean-René Gonthier en reportage dans l'entreprise Seckler SA (seckler.ch) spécialiste de l'automatisation industrielle à Pieterlen.
Jean-René Gonthier en reportage dans l'entreprise Seckler SA (seckler.ch) spécialiste de l'automatisation industrielle à Pieterlen.
(Source : MSM)

Auteur de l'article : Edouard Huguelet, ex rédacteur, respectivement rédacteur en chef du MSM, de 1986 à 2013

Assisté d’une secrétaire de rédaction/ correctrice employée à mi-temps, j’étais jusqu’alors seul à la rédaction d’un périodique, appelé «Marché Suisse des Machines» (actuellement MSM – Le Mensuel de l’industrie), qui sortait toutes les deux semaines, avec un volume de parution atteignant jusqu’à 100 pages, voire plus, dont une bonne moitié en publicité (le «nerf de la guerre»). Notre bureau se trouvait sous la gare de Lausanne. Il y avait également dans ces locaux le responsable de la publicité pour le secteur de Suisse romande et sa secrétaire. C’était alors l’«époque d’or» de la presse écrite, avant que les médias électroniques viennent jouer les trouble-fête.

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L’arrivée de Jean-René Gonthier à la rédaction du MSM a eu lieu à un moment clé. Il s’agissait en effet à court terme de se doter prochainement de l’outil informatique. C’était le 3 janvier 1991.

Son premier reportage réalisé de façon autonome, si je m’en souviens bien, fut l’interview du patron d’une entreprise active dans la CAO industrielle, la société Polysoft SA à Genève.

Jean-René Gonthier
Jean-René Gonthier
(Source : MSM)

De la machine à écrire à l’informatique

Début avril 1991, branle-bas de combat avec la livraison de trois ordinateurs, d’une imprimante, avec un fouillis de câbles, des connecteurs et de gros manuels d’utilisation rébarbatifs. L’euphorie ne dura qu’un bref instant: le temps de déballer et de brancher les appareils; la lumière fut, les écrans s’allumèrent et l’imprimante commença de ronronner. Certes, Jean-René s’était déjà mesuré à l’informatique et maîtrisait plutôt bien les PC. Mais ici, il s’agissait de Mac’s à monter en réseau Apple-Talk. Nous avons alors derechef suivi un cours d’introduction de deux jours pour l’utilisation du Mac et la maîtrise du logiciel de saisie de texte Word 4, chez Microconsulting à Pully.

Jean-René n’eut aucune difficulté à s’y mettre, contrairement à la secrétaire de rédaction et moi-même. Pour nous deux, jusqu’ici, le «sommet du blues» avait été le passage de la machine à écrire électrique à boule à celui de la machine à écrire à marguerite dotée d’une mémoire de ligne, ô suprême raffinement!

Après quelque temps d’adaptation, nous commencions à fournir du texte en format Word transféré sur disquettes, la mise en pages étant entièrement réalisée à l’imprimerie AVD, à Goldach, siège également de Fachpresse Goldach, l’éditeur de la publication, entité helvétique du groupe allemand Vogel Verlag.

Une idée un peu trop audacieuse

Début juillet 1991, le nouveau directeur d’édition eut l’audacieuse idée de faire réaliser la mise en pages (textes et images) par l’équipe de rédaction. C’était reparti avec la post-formation. L’équipe rédactionnelle a donc suivi un cours de deux jours sur le logiciel de PAO (publication assistée) Quark X Press. Il s’agissait en somme d’apprendre en deux jours le métier d’infographiste! Heureusement qu’au début nous avions bénéficié d’un «coach» pour une courte période, à savoir le fils du directeur d’édition, un adolescent qui avait pratiqué ce logiciel en amateur.

Les premières parutions du MSM présentèrent parfois, il faut l’avouer, des aspects quelque peu disons… psychédéliques! Par la suite, assez rapidement, nous avons heureusement pu tirer parti des services d’un spécialiste de la mise en pages, lequel travaillait pour nous et pour une autre publication du même groupe de presse. Les pages du MSM eurent dès lors un aspect nettement plus professionnel.

Changement d’organisation

Les années ont passé. La publication a pris, dès 1996, un rythme de parution mensuel et en 2004, la rédaction du MSM a été déplacée de Lausanne à Renens, dans des locaux plus petits. En effet, Jean-René travaillait alors à son domicile de Sommentier depuis quelque temps et il n’y avait plus de justification pour occuper des espaces trop vastes, ceci d’autant plus que le poste de secrétaire de rédaction avait disparu.

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Arrivé à l’âge de la retraite, fin 2005, je collaborai désormais à 60% et transmis le flambeau de rédacteur en chef à Jean-René, poste qu’il a occupé avec brio jusqu’à présent, secondé depuis juillet 2013 par Gilles Bordet, occupé à mi-temps, apportant ses connaissances en matière de techniques d’usinage. Ainsi je pus prendre définitivement ma retraite, à la fin de cette même année. Je souhaite plein succès à Jean-René, conscient que les nombreuses relations qu’il a tissées au cours de sa longue et fructueuse carrière rédactionnelle lui seront fort utiles pour sa future activité.

Auteur de l'article : Edouard Huguelet, ex rédacteur au magazine MSM, respectivement rédacteur en chef du MSM, de 1986 à 2013

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