Entretien de Hans-Martin Schneeberger à l'occasion de son élection à la tête du CECIMO

« Sans solutions européennes, notre industrie n’aurait plus aucun espoir »

| Auteur / Rédacteur: Propos recueillis par Gabriela Schreiber, Swissmem / Jean-René Gonthier

Les activités du Cecimo s’étendent-elles aussi au-delà de l’espace européen ?

Hans-Martin Schneeberger : Oui. Le volume des machines-outils produites en Europe est le plus important au monde. En conséquence, les normes que nous avons élaborées sont déterminantes et nous avons intérêt à ce qu’elles soient également acceptées au niveau international. Avec l’interface umati, par exemple, nous développons actuellement un environnement avant-gardiste dont le caractère est exemplaire.

En termes d’organisation, cela signifie que nous pouvons entretenir un échange avec les associations américaine, chinoise et japonaise dans le cadre de salons phares internationaux et également impliquer d’importants fabricants des pays respectifs dans les discussions. Si un accord est conclu sur des questions techniques, celles-ci peuvent alors être soumises aux autorités de réglementation par l’intermédiaire des associations nationales.

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CECIMO en bref
Cette abréviation signifie European Association of the Machine Tool Industries and related Manufacturing Technologies

En quoi les entreprises suisses profitent-elles de Cecimo ?

Hans-Martin Schneeberger : Chaque pays peut faire valoir ses propres intérêts par l’intermédiaire de son association nationale. Des discussions sont menées pour trouver des solutions communes. Le volume de production de l’Allemagne est trois fois plus important que celui de la Suisse, ce qui signifie naturellement que notre pays voisin a des possibilités et des capacités complètement différentes pour développer des solutions techniques. Nous bénéficions de ce travail préparatoire car nous sommes impliqués dans le processus dès le début. Je suis heureux qu’en Suisse, nous ayons des spécialistes techniques extrêmement compétents dont la contribution aux discussions est très fondée.

La révision de la directive européenne sur les machines débute cette année. La participation à ce processus est certainement une tâche importante pour Cecimo ?

Hans-Martin Schneeberger : Nous y sommes fortement engagés. Pendant les travaux préparatoires à la révision, nous avons rédigé et soumis des prises de position. À l’occasion du dernière salon EMO 2019 à Hanovre, des réunions ont été organisées avec les responsables et, à la fin de l’année dernière, nous avons rencontré un grand nombre de parlementaires européens concernés pour leur faire part de nos préoccupations. En principe, nous pensons qu’il faut apporter le moins d’ajustements possible à la directive. Nous comprenons, bien sûr, que les nouveaux développements tels que la numérisation doivent être pris en considération. Nous reconnaissons cependant aussi des possibilités de simplification dans d’autres domaines.

Y a-t-il autre chose que vous aimeriez ajouter ?

Hans-Martin Schneeberger : Je souhaite que la Suisse ait une attitude constructive à l’égard du projet européen et que nous réfléchissons à ce à quoi nous pouvons contribuer. Notre prospérité est également due au fait que notre pays est entouré de marchés auxquels nous pouvons vendre nos produits. Notre réussite économique dépend également du bien-être de l’Europe.

MSM

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