Studer : l’effet positif de la crise est une grande avancée de la digitalisation « Notre présence à l'international a fait la différence »

Auteur / Rédacteur: Source : Fritz Studer AG / Gilles Bordet

L’excellence dans la maintenance préventive et une reprise progressive du secteur des machines neuves : comment Studer a traversé jusqu’à présent la crise du coronavirus. Une estimation du directeur général Sandro Bottazzo.

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Sandro Bottazzo, directeur général de la société Fritz Studer AG devant une rectifieuse S31 repeinte par l'artiste suisse Ata Bozaci.
Sandro Bottazzo, directeur général de la société Fritz Studer AG devant une rectifieuse S31 repeinte par l'artiste suisse Ata Bozaci.
(Source : David Schweizer)

Régression du chiffre d’affaires, réduction des horaires de travail : la pandémie de Covid-19 a frappé l’économie mondiale avec une force sans précédent. De nombreux secteurs recensent des évolutions dramatiques. Studer, un des leaders mondiaux de la rectification, implanté à Steffisburg en Suisse, a pour le moment assez bien traversé la crise, souligne Sandro Bottazzo, directeur général et en tant que CSO responsable des ventes, du marketing et du Customer Care.

La pandémie a aussi frappé Studer alors qu’une relance s’était de nouveau mise en place. « En janvier et février 2020, notre carnet de commandes était très normal et dépassait même nos espérances », explique le CSO. Mais le coronavirus est alors apparu. Chez Studer, la priorité a été la santé des salariés et la sécurisation de l’entreprise. L’entreprise a immédiatement mis en place une Corona Task Force avec le confinement. Dans toute l’entreprise, nous avons essayé entre autres de réduire la présence physique de plus des 700 salariés sur les sites afin de réduire le risque d'infection au minimum. Aujourd’hui, tous les salariés ainsi que les visiteurs portent des masques de protection sur les sites de Studer. « En ce qui concerne nos règles, nous avons été en partie au-delà de ce qui avait été prescrit par les autorités », explique le directeur général.

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L'activité des machines neuves a redémarré

Le deuxième grand objectif : la sécurisation de l’entreprise Studer a pu continuer la production sur les deux sites suisses de Thoune et de Bienne pendant toute la pandémie jusqu'à l’heure actuelle. De même, l'approvisionnement en pièces des sous-traitants, provenant en grande partie des autres pays européens, a fonctionné impeccablement. Il est encore impossible de prévoir quand le segment des machines neuves reviendra au niveau d'avant le coronavirus, estime le directeur général. Sur quelques marchés comme les États-Unis, la Chine, dans quelques pays de l’Europe de l’Est mais aussi du Nord, et en Italie, l'activité reprend graduellement, mais le marché allemand reste malheureusement encore réservé.

En ce qui concerne le service clientèle, la demande a tout d’abord reculé brusquement avec le confinement, mais a ensuite repris très rapidement. Studer a pu maintenir le Customer Care pendant toute la période. « À cet égard, notre présence étendue sur le plan international a formidablement fait ses preuves », estime M. Bottazzo. Studer est présent sur tous les marchés internationaux importants par le biais de salariés sur place ou de représentations. Ainsi, la plupart des exigences des clients ont pu être satisfaites sur site dans les différents marchés. Conjointement avec les filiales du groupe aux États-Unis, en Chine et en Inde, Studer dispose globalement plus de 200 salariés pour le service après-ventes dans le monde.

En ce qui concerne le Customer Care, l’entreprise se rapproche à nouveau du niveau d’avant la crise. « Et nous embauchons à nouveau dans ce secteur, déclare M. Bottazzo. Les outils numériques ont vraiment fait leurs preuves en ce qui concerne le service après-ventes. « Et dans le secteur des opérations de maintenance préventive, au cours de ces derniers mois, nous avons enregistré une des demandes les plus fortes de l’histoire de l’entreprise.

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