23.10.2010 | Rédacteur: MSM
Le projet de «loi sur la prévention» sera débattu au sein du Grand Conseil. Cette loi a pour objectif d'améliorer le pilotage des mesures de prévention, de promotion de la santé et
Le projet de «loi sur la prévention» sera débattu au sein du Grand Conseil. Cette loi a pour objectif d'améliorer le pilotage des mesures de prévention, de promotion de la santé et de détection précoce en Suisse. Vouloir prévenir les maladies et agir à long terme en faveur de la santé publique et à notre avis tout à fait louable. Il est cependant souhaitable de se pencher quelque peu sur la voie à emprunter. Dans le cas présent, nous craignons que les bonnes intentions entourant le maintien de la santé conduisent directement à l'éclosion d'une flopée de nouveaux signaux indicateurs de recommandations et d'interdits. Cette loi créera dans un premier temps du travail dans la recherche. Cette situation n'améliorera pas notre état de santé mais elle permettra de créer de nouveaux postes de fonctionnaires qui publieront régulièrement leurs commentaires ainsi que des indispensables catalogues d'exigences exagérées. Dans un deuxième temps, les interdits, les assertions et les articles de loi s'accumuleront.
Une expérience révolutionnaire, dont beaucoup de fonctionnaires n'aimeraient pas entendre parler, prouve le contraire. Dans le cadre d'un projet, la ville de Bohnte, située en Allemagne, a décidé il y a deux ans de supprimer tous les signaux de signalisation, d'interdiction et de prévention dans le centre de ville. Toutes les présélections, les passages pour piétons ou autres zones particulières n'ont plus été signalisés. Par contre une vitesse maximale de 30 km à l'heure a été instaurée. Nous parlons d'un centre ville tout ce qui a de plus normal qui comprenait plus de 100 panneaux de signalisation. Que s'est-il passé ? Déjà lors de la première année, il n'y a eu pratiquement aucun accident à signaler alors que la moyenne annuelle préalable enregistrait en moyenne 45 collisions. Les experts ont conclu que ce résultat était dû à la prise de conscience personnelle des usagers. Chaque riverain utilisant ces routes ont pris en charge leur responsabilité.
La prévoyance de la santé devrait être basée sur le même principe. Chaque personne devrait avoir la possibilité de décider de sa propre prévoyance dans un contexte de décision privilégiant la sagesse personnelle. Les nouvelles techniques d'achats, telles que le Suisse romand Bleichenbach l'a si bien démontré dans l'utilisation du portable permettant de décoder le contenu des produits alimentaires, pourraient nous être d'un grand secours. Ainsi chacun serait capable, sur la base de ses connaissances et de sa propre interprétation de prendre des décisions. Donc à la place de signaux d'interdiction, chacun devrait recevoir un système de navigation.
Swissmechanic attend de la Confédération plus de GPS et moins de signaux d'interdiction. Malheureusement, la loi actuellement discutée sera tout de même construite sur la contrainte et l'interdit. Une fois de plus, chaque Confédéré devra défendre sa balle de match contre les prétentions du pouvoir étatique. Swissmechanic croit cependant que la force d'innovation des PMEs, telle qu'elle a été démontrée par Roman Bleichenbach, aura plus «d'effet» dans les mains de tout un chacun. Nous souhaitons plus de GPS et moins de panneaux indicateurs. Nous continuerons à nous engager.
Christof Burkard, responsable politique et droit, Swissmechanic
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