Un succès pour le jubilé de la FSPM

La FSPM s'envole à la rencontre du maître du ciel

| Auteur / Rédacteur: Gilles Bordet, rédacteur MSM / Gilles Bordet

C'est 120 membres de la FSPM qui ont répondu présent pour cette soixantième AGOD qui a eu lieu à Toulouse. Ici devant le musée Aeoroscopia sur le site d'Airbus à Blagnac.
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C'est 120 membres de la FSPM qui ont répondu présent pour cette soixantième AGOD qui a eu lieu à Toulouse. Ici devant le musée Aeoroscopia sur le site d'Airbus à Blagnac. (Source : FSPM)

Le week-end du 28 au 30 avril, la Fédération suisse des professionnels de la mécanique (FSPM) a fêté sa 60e Assemblée Générale Ordinaire des Délégués en grande pompe et a mis les petits plats dans les grands pour proposer à ses membres un séjour inoubliable.

Pour cet événement exceptionnel la FSPM a vu grand en emmenant ses membres, invités et sympathisants à Toulouse dans le berceau mondial de l'aéronautique là où tout a commencé il y a plus d'un siècle de cela. Venus de toute la Romandie, 120 participants ont répondu présent à cette invitation et se sont régalés, au propre comme au figuré, avec le magnifique programme élaboré par le comité d'organisation. Antonio Legaz, Président central et Thierry Peseux, Président d'organisation partageaient un vieux rêve, celui de sortir des frontières du pays pour organiser une Assemblée Générale qui restera gravée dans toutes les mémoires.

Un projet plébiscité par les membres de la FSPM

C'est donc pour Toulouse, la ville rose, que les membres de la FSPM se sont envolés avec au programme une visite exceptionnelle, celle du complexe Jean-Luc Lagardère à Blagnac là où est assemblé l'Airbus A380. Et pour des membres passionnés, amoureux de la technique et des nouvelles technologies on ne pouvait rêver plus belle visite que celle du site d'assemblage du deuxième plus gros avions au monde après l'Antonov AN-225. Aujourd'hui Airbus est le premier fabricant d'avions commerciaux au monde et a mis en place tous les concepts liés à Industrie 4.0. C'est un excellent exemple à suivre pour la FSPM affirme Antonio Legaz. Il précise : « La perfection doit être visée afin de pouvoir arriver en équipe le plus loin possible. Notre rôle est justement de conserver le savoir-faire, de promouvoir la formation auprès des jeunes, de même que la formation continue et le perfectionnement professionnel pour les moins jeunes.»

Mais pour concrétiser ce jubilé d'exception, il aura fallu tout l'enthousiasme des membres de la FSPM ainsi que l'aide de généreux sponsors pour concrétiser ce projet dans les meilleures conditions. Tout n'a pas été comme sur des roulettes car au départ les organisateurs tablaient sur 80 participants. Devant le succès grandissant et le nombre d'inscriptions en hausse constante, les séances du comité sont devenues plus animées en raison de l'équilibre à trouver entre le nombre de participants et le financement. Thierry Peseux explique : « Finalement les comités ont décidé d'accepter jusqu'à 120 participants ce qui a impliqué une augmentation de 50% du budget. Nous avons dû également revoir notre stratégie d'achat de billets d'avion et avons été obligés de partir de deux aéroports différents pour rester dans notre budget. » Une partie des participants, selon leur lieu de résidence, ont décollé de l'aéroport de Genève ou de Bâle pour se retrouver à Toulouse. La FSPM n'a pas lésiné sur les moyens pour offrir aux participants un souvenir inoubliable de cette 60e AGOD. C'est dans un hôtel de très bon standing de la périphérie de Toulouse que les participants ont été logés durant tout le week-end. Le vendredi soir après le chaleureux discours de bienvenue de Thierry Peseux, un souper typiquement toulousain, le fameux cassoulet au canard confit a été partagé par l'ensemble des participants au cours d'une soirée très conviviale et festive.

Airbus A380, au pied du monstre des airs

La matinée de samedi a été l'apogée de cette 60e AGOD avec la visite du site Jean-Luc Lagardère de Blagnac sur le site du fabricant européen Airbus. De par le nombre de participants très nombreux, les conjoint(e)s étaient tous invités, les organisateurs ont été obligés de former trois groupes pour les visites du site d'Airbus. Les plus chanceux composaient le premier groupe, sponsors, invités et premiers inscrits. Ils ont eu l'opportunité exceptionnelle de faire une visite dite « pied de chaîne », c'est à dire à même le sol le long des différents postes d'assemblage de l'A380. Accompagnés d'une guide aux remarquables connaissances, les participants ont découvert toutes les étapes d'assemblages de l'A380 ainsi que d'insolites anecdotes liées à ce chantier titanesque. Cette visite n'est normalement pas accessible au public qui doit se contenter d'une « visite classique » depuis une passerelle située en hauteur. Cette faveur exceptionnelle n'est généralement accordée qu'aux VIP et ce jour là nous en étions ! Avec une envergure de 80 m, une hauteur de 24 m et 72 m de long, le grand oiseau inspire le respect tout comme les dimensions monumentales de son nid. Le site Jean-Luc Lagardère de Blagnac a été construit pour contenir 2 chaînes d'assemblage complètes pour l'A380. Avec une hauteur équivalente à un immeuble de 15 étages et une superficie de 10 hectares, l'usine d'assemblage de l'A380 rappelle sans cesse aux visiteurs la dimension pharaonique de cet ambitieux projet. Le mélange de gigantisme et de haute technologie nous plonge dans un environnement industriel que nous ne sommes pas habitué à côtoyer et c'est avec des yeux d'enfants que nous avons pénétré dans l'antre du monstre. D'abord la hauteur phénoménale, 45 m, ensuite les sections de fuselage parfaitement alignées, les gabarits d'assemblage qui enveloppe l'avion comme un cocon, le marquage au sol, pas de doute cette fois nous y sommes pour de bon.

L' A380 est un avion européen avec des ailes fabriquées en partie aux Pays de Galle mais assemblées en Allemagne et finalement montées à Blagnac. Les parties centrales et arrières du fuselage sont construites à Hambourg, l'empennage est fabriqué à Getafe, près de Madrid et en France on produit les mâts réacteurs, les trains d'atterrissage, le caisson central de voilure et la partie arrière de l'habitacle. Toulouse produit le cockpit, l'information à bord, et, au-delà de l'assemblage final, assure les études, les essais en vol, la commercialisation et le SAV. Une fois l'assemblage et les essais terminés, l'avion s'envole vers Hambourg pour recevoir son aménagement intérieur et sa peinture.

Cette visite aura marqué les esprit et les souvenirs resteront gravés dans les mémoires car pour des raisons évidentes aucune prise de vue n'était autorisée sur l'ensemble du site d'assemblage.

Les participants du deuxième et troisième groupe ont effectué la « visite classique » ou alors celle du musée Aeroscopia, qui abrite entre autre un Airbus A400M ou encore un Concorde, avec le même enthousiasme.

Un peu de travail, de culture et de gastronomie

L’après-midi a été consacré, pour les membres, au déroulement de la 60e AGOD alors que les accompagnants on eu droit à une visite guidée de Toulouse, la ville rose. Ce surnom elle le doit à ses bâtiments construits presque majoritairement avec de la brique rouge car en l’absence de carrières à proximité la pierre de taille était alors très coûteuse.

La journée s'est conclue par une très belle soirée de gala où orchestre, cuisine gastronomique, allocutions et tombola étaient au rendez-vous.

Tous les participants de cette extraordinaire 60e AGOD en garderont pour sûr un souvenir indélébile. Un grand merci aux membre du comité d'organisation qui ont, malgré les difficultés rencontrées, réussi un sans faute pour ce premier jubilé hors de nos frontières. MSM

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